A New York, pas un jour sans que Nicolas fasse son petit footing devant les caméras des journalistes. L’épisode du petit malaise, afin de pouvoir justifier de quelques jours de vacances avec Carla, a été vite oubliée: la pratique sportive est bonne pour la santé ... mais pas forcément pour les milliers de marmailles de France. Entre temps, dans un journal local, deux grands sportifs Réunionnais s’étonnent de la baisse du niveau observé dans les résultats de l’athlétisme "péi". Et si les problèmes étaient ailleurs?
« Pour retrouver le chemin des résultats, il faut renouer avec l’école, les profs d’EPS et l’UNSS ». Tels sont les propos tenus par Jean-Louis Prianon et Raymond Fontaine, eu égard à un certain constat fait au niveau de l’athlétisme réunionnais dit « pâlichon ». Avec la 22° place de l’athlétisme français lors des derniers championnats du monde de Berlin, sûr qu’il ne faut pas trop se faire d’illusion !
Cependant, cette crise perceptible depuis pas mal d’années n’est pas propre à ce sport. Le classement de la France aux Jeux Olympiques de Pékin démontre bien que notre pays est loin d’être une nation sportive. Lors du passage du Président de la Fédération Française de Handball à la Réunion, ce dernier n’avait pas hésité à préciser que sans l’école, sa discipline sportive n’aurait jamais obtenu les titres internationaux acquis depuis plusieurs olympiades. Cependant, l’école, les profs d’EPS et l’UNSS ne sont plus ce qu’ils étaient dans le passé. En effet, au fil du temps, les volumes horaires consacrés à l’EPS ont diminué : 2 heures d’EPS par semaine au lycée, pour des classes de 30 élèves, en pleine adolescence. Imaginez, dans un tel contexte, le goût de l’effort physique qu’il est possible de transmettre à des marmailles hautement « informatico-webéisés ».
De plus, les profs d’EPS ne bénéficient plus de la formation professionnelle qui était celle de leurs prédécesseurs : une sélection donnant la priorité aux connaissances théoriques et un abandon progressif des disciplines techniques se concrétisant par des étudiants licenciés en STAPS n’ayant pas, dans certaines universités, pratiqué l’athlétisme, la gymnastique, la natation, la lutte, … sports essentiels pour une programmation cohérente dans les collèges. C’est ainsi, par exemple, que la lutte olympique a disparu du cycle secondaire et que l’athlétisme (et sa trentaine d’épreuves) est en voie de disparition: plus facile de faire des séances d'animation en tennis de table, en badminton ou en escalade.
En ce qui concerne l’UNSS, la diminution des crédits, les difficultés de gestion et d’organisation que le rectorat, ici ou ailleurs, connaît parfaitement, entraînent une démotivation des professeurs d’EPS, ces derniers préférant choisir un temps plein d’enseignement plutôt que de batailler chaque mercredi au milieu de problèmes autres que l’encadrement sportif des jeunes. Des petits pays comme Cuba, la Jamaïque, des grandes nations comme l’Angleterre, l’Espagne, l’Allemagne ont opté pour une collaboration étroite entre l’école et le mouvement sportif. Régulièrement, des séquences de détection sont mises en œuvre dès l’école primaire et des structures d’accueil jusqu’au plus haut niveau sont offertes à ceux qui sont repérés et motivés.
La France a fait le choix d’une nation par forcément sportive, sauf pour le bien être du plus haut personnage de l'état! Peut-être dommage pour l’ensemble de la jeunesse de notre pays!!!




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