Les politiques, ici ou ailleurs, se lâchent au niveau de ce qu'ils appellent de simples blagues. Pendant ce temps, "Tax-man" met en place sa politique de "payer plus" et la "com" fait tout pour centrer les Français sur autre chose que le portefeuille. Et si la crise était réellement devant nous ???
J’ai le souvenir d’un surveillant de collège ayant bêtement apostrophé un jeune adolescent surexcité dans la cour de récréation : « Eh, le Bronzé, tu te calmes ! ». Deux jours plus tard, il était exclu de l’établissement pour propos racistes.
Du côté de Rome, un grand de ce monde, ami de tous les Présidents des états Européens, a traité de « Bronzés » Obama et son épouse, devant un parterre de militants. Aucun problème : demain, tous ses amis Européens vont continuer à lui serrer la main et applaudir en Italie ou ailleurs, ses discours « Mussolinien ».Il s’agit là de la fraternité libéro-droitière.
Dans les années 36/39, elle existait déjà sous une forme à peu près équivalente. Il est vrai qu’en ce temps-là, la situation économique était désastreuse à travers le monde et que les populations étaient dans l’obligation de choisir entre un nationalisme pur et dur et un socialisme utopique. Le premier, sous couvert d’un national-socialisme fascisant ou d’un communisme collectivo-bureaucratique, l’a emporté largement, faisant du second un immense conglomérat de « chair à canon ».Aujourd’hui, la crise occupe tous les esprits et à défaut de guerre obligatoire pour tous, la communication devient l’outil « propagandeux » par excellence.
C’est ainsi que l’affaire « Clearstream », la grippe A ou le nettoyage de la « jungle » près de Calais font la une des journaux télévisés, pendant que l’économie s’effondre doucement mais sûrement, soutenue et masquée par une dette inégalée. La rentabilité restant prioritaire, cet effondrement entraîne au sein de certaines sociétés la mise en œuvre de directives harcelantes, débouchant sur des suicides en chaînes.
Parallèlement à cela, à sept, à huit puis à vingt, les sommets s’organisent devant les caméras : « Fini le capitalisme sauvage. Bonjour, le capitalisme régulé ». La preuve, les Bonus et les Paradis fiscaux seront contrôlés ; comme si la crise du système financier mondial dépendait de ces deux éléments annexes! Aussi, pour anticiper le classique mécontentement automnal et surtout mettre en veilleuse les catégories sociales porteuses de révoltes, la jeunesse est ciblée : un petit RSA par-ci, une réforme des lycées par-là, … Pourvu que l’hiver ne soit pas trop dur à passer !
Afin d’occuper le devant de la scène, les coupables sont d’ores et déjà désignés: Dominique, les Talibans, le virus H1N1, les immigrés, Ahmadinejad, les postiers, l’entraîneur de l’équipe de France de football, … Ensuite, restera à remplir avec l’aide des conseillers en communication l’année 2010, en plaçant, de temps à autre, une bourde « hortefeux-berlusconienne ». Elles sont tellement « bonnes », qu’on en finirait par en vomir …




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