Née d'une grande idée afin d'éviter des guerres inutiles et de valoriser l'économie des uns et des autres, l'Europe est rapidement devenue un fardeau pour le budget de chacun des pays membres. De plus, le profit et la rentabilité ont prix le pas sur la protection sociale et les services public. Aujourd'hui, l'Europe est déconnectée de la réalité vécue par les citoyens de base. Incapable de gérer la crise, elle ne fait que l'accentuer au jour le jour: des millions et des millions de chômeurs, des projets que l'on dit financés par l'Europe mais payés par les contribuables des pays membres, des politico-européens coûtant très chers et se moquant de la voie référendaire pour asseoir leurs privilèges et leurs petits pouvoirs ... Est-ce bien la peine d'aller voter le 7 juin, jour de la fête des mères ?
Les USA sont constitués de plusieurs états au sein d’un même pays. L’Europe est composée de plusieurs pays aux cultures diverses. Un Californien et un New-yorkais sont Américains ; un Anglais ne sera jamais un Espagnol qui ne sera jamais un Autrichien ou un Français. Au fil de l’histoire, jalonnée de conflits, de conspirations, d’ententes et de mésententes, des ethnies sont devenues peuplades pour s’organiser en nations. Au lendemain de la guerre de 39/45, des hommes politiques ont pensé qu’il pouvait être intéressant de construire une Europe de la Paix en multipliant, entre autres, les échanges dans différents secteurs de la vie économique, éducative, sociale et culturelle. Un Conseil, des Chartes, des Conventions, des Commissions, des Comités, des Sommets, des Congrès, nécessitant un budget gastronomique …
puis un jour, une Union Européenne, davantage centrée sur le politique et l’économique, faisant suite à plusieurs Traités, dont celui de Maastricht, d’Amsterdam, de Nice et de Lisbonne. Pour mettre en oeuvre les décisions allant dans le sens du dernier traité, il a été mis en place un Parlement Européen au pouvoir de contrainte important sur ses propres membres.
Depuis, ce Parlement légifère et impose des points de vue identiques pour tous, en décalage parfois avec la réalité locale : la priorité donnée à la rentabilité et au profit a progressivement uniformisé les décisions concernant l’euro, les dépenses publiques, la pêche, les productions agricoles, l’élevage, le commerce, la restauration, les transports, l’énergie, les services publics. Au sujet de ce secteur, à l’époque où la mondialisation se voulait florissante, la France a été longuement critiquée par ses pairs : trop d’investissement, pas assez de marchés ouverts et de privations.
Aujourd’hui, la crise financière a démontré qu’il était essentiel d’avoir des structures et/ou institutions, en charge de la vie économique et sociale des citoyens, gérés et contrôlés par l’état. L’éducation, la santé, les transports publics, la recherche, la production et la distribution des énergies ont été et sont encore dans notre pays des « services » performants. En libéralisant ces secteurs, le modèle anglo-saxon a montré ses limites : les USA et la Grande-Bretagne sont en train de (re)venir à davantage d’état dans ces domaines. Ici ou ailleurs, pour mieux faire passer la pilule nommée « Europe », des projets sont soutenus par l’Union. Or, les pays membres versent des sommes considérables pour le fonctionnement des nombreuses instances européennes et pour le financement de ces mêmes projets : l’argent sort « Français » et revient placardé « Européen ». Cette Europe qui coûte cher, calfeutrée à Bruxelles et Strasbourg, loin des préoccupations de ses propres habitants, incapable de contrecarrer la crise financière et sociale que vivent tous les pays de ce continent, n’a plus aucun intérêt pour les citoyens que nous sommes.
Le 7 juin, c’est la fête des mères ; l’occasion de passer un super moment en famille …




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