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Ile Reunion : Des cours de maths en langue chinoise

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Dans quelques collèges et lycées de La Réunion, les élèves de la section internationale sont initiés à la langue chinoise. Ils sont capables d’avoir une conversation simple et de suivre des cours de maths en mandarin.

Des cours de maths… en chinois!

Dans certains établissements de La Réunion, des sections internationales ont vu le jour, comme au collège Juliette-Dodu de Saint-Denis, dans lequel les élèves sont initiés à la langue chinoise jusque dans les cours de maths. Les élèves de sixième apprennent les rudiments de la conversation et de la lecture des caractères. Ils sont, pour la plupart, capables de tenir une conversation simple et désormais en mesure de suivre un véritable cours de maths dans la langue chinoise. En effet, cette langue peut apporter un plus dans la compréhension et la pratique des cours de maths, notamment pour la géométrie.


Cours de maths : les avantages de la langue chinoise


La langue chinoise, si elle n’est pas simple à maîtriser, permet toutefois aux élèves de mieux comprendre les cours de maths. En effet, bien souvent, les termes mathématiques sont clairement expliqués dans la traduction même du mot ou des caractères. Par exemple, pour dire «pentagone», le mot chinois 五角大楼 (wǔ jiǎo dà lóu) se traduit littéralement par «figure à cinq côtés». Ceci devrait permettre aux élèves de mieux comprendre les expressions géométriques en cours de maths.


Cous de maths en chinois et développement de la langue à La Réunion


La Réunion compte deux établissement ayant intégré une section internationale. Néanmoins, l’Ile en compte 23 proposant la langue chinoise dans l’enseignement, ce qui concerne environ 900 élèves. Néanmoins, tous n’ont pas accès à des cours de maths en chinois. Même s’il s’agit de la quatrième langue vivante enseignée, l’immersion linguistique en langue chinoise n’est possible qu’au collège Juliette-Dodu et au lycée Leconte-de-Lisle de Saint-Denis. On peut pourtant espérer que la pratique des langues étrangères dans d’autres matières, comme en cours de maths, se généralise afin d’optimiser les chances pour les élèves de devenir bilingue.

Auteur : Chaarani721
Catégorie : Société
Publié le 25 février 2009 à 07:19:53
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COMMENTAIRES L'auteur Rédacteur Invité

Langues étrangères
Cette volonté des langues étrangères de se voir étendre à toutes les matières de l’enseignement est une idéologie, pas un progrès pédagogique étayé sur des preuves. Comme toute idéologie, elle utilise les approximations sémantiques (càd mensonge, en français basique), par exemple celle-ci : « permet toutefois aux élèves de mieux comprendre les cours de maths. ». Non : les maths dans une langue étrangère sont plus difficiles que dans sa langue maternelle ou nationale, tout simplement parce qu’il faut d’abord faire du chinois, pour apprendre que cela signifie « figue à cinq côtés ». Et la conclusion est un souhait personnel lui aussi basé sur la même idéologie, qui prend les enfants pour des cobayes : « On peut pourtant espérer que la pratique des langues étrangères dans d’autres matières, comme en cours de maths, se généralise afin d’optimiser les chances pour les élèves de devenir bilingue. » Cette hypothèse est en complète opposition avec l’avis actuel de grandes organisations internationales comme l’Unesco, qui voit maintenant l’enseignement dans la langue maternelle/ethnique comme un avantage intellectuel (dans le cas contraire, cela oblige à changer rapidement de langue vers 6 ou 7 ans), voire comme un droit de l’enfant. Divers pays réfléchissent d’ailleurs à la question des langues maternelles et de l’éducation, ici le Sénégal : http://inttranews.inttra.net/cgi-bin/news.cgi?action=aff_art&art_id=38823 L’objectif du bilinguisme ne doit pas compliquer l’enseignement des autres matières en s’imposant à celles-ci ; de plus, cette idéologie menace la liberté de choix des langues étrangères, comme à l’école primaire en France où l’anglais est imposé presque partout, parce que fournir des enseignements dans quelques langues, ne serait-ce que trois ou quatre, est une terrible casse-tête logistique ; ce qui fait qu’on retombe rapidement sur le tout-anglais, ou ici un choix exotique à la mode, le chinois, sans pouvoir mettre en place un système globalement cohérent. La meilleure solution, à mon avis, serait de séparer clairement les langues du cursus normal, de laisser le libre choix total de sa ou ses langues étrangères, et de faire valider le niveau acquis dans celle(s)-ci par l’Education nationale.

Par Krokodilo   Le 25-02-2009 à 16:11 Signaler un abus
   

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