Nos voisins mauriciens ont toujours été réactifs en matière de libéralisation économique. On leur connaît récemment leur mesure permettant aux touristes français en reports de séjours aux Antilles de venir directement chez eux sans avoir besoin de Visa. Aujourd’hui, l’Etat mauricien s’attaque aux retraités français.
C’est très simple. Le gouvernement mauricien a considérablement facilité les conditions d’installation sur leur île des seniors français. Jusqu’alors, pour vivre en tant que résidant permanent sur l’île Maurice il fallait y débourser sous forme d’investissement immobilier au minimum 400 000 euros. C’est clair que la démarche était entreprise par une clientèle très selecte.
Récemment le gouvernement mauricien à considérablement modifier la donne en supprimant tout bonnement ce montant minimum de 400 000 euros. Ce sont bien entendu les promoteurs qui se frottent les mains, puisqu’ils ne sont plus obligés de construire des villas luxueuses, mais vont pouvoir s’adonner à la construction de résidence de moindre standing. Déjà un complexe de 300 appartements est en construction au sud de l’île, complexe qui proposera des appartements allant de 250 000 à 450 000 euros.
L’Etat mauricien affiche donc clairement sa motivation d’attirer encore plus facilement à lui les capitaux étrangers, et donc de faire face à sa manière à la crise économique qui rappelons-le touche bien évident le secteur du tourisme, même à Maurice.
Un avantage supplémentaire, et non des moindres, est que tous ces retraités français pouvant donc faire cette demande de résidant mauricien bénéficieront également des énormes avantages fiscaux le l’île. Va-t-on assister à une fuite de capitaux en France ? Le gouvernement français ne peut quant à lui pas empêcher les mauriciens de prendre de telles mesures aguichantes pour nos seniors, mais y aura-t-il des représailles ?
Toujours est-il que je m’imagine bien moi-même dans dix ans couler une paisible retraite à l’île Maurice pour un investissement d’environ 250 000 euros (voir sûrement même moins d’ici là), prix d’un appartement très modeste en France.




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