Parlons en de violence à l'école ! Je pense qu'il est important d'en parler encore et encore pour que les gens se rendent compte de la monter de la violence des jeunes en cette période de crise économique, alimentaire et humaine... Il est vraiment incroyable de voir à quel point les jeunes peuvent faire preuve d'autant d'agressivité non seulement entre eux, mais aussi envers le personnel enseignant, ou ceux qui viennent les encadrer.
Je vais vous raconter ce qui m'est arrivée il y a quelques mois de cela lorsque j'intervenais encore comme animatrice scolaire en périscolaire au sein d'un collège et qui me fait dire que : « être un professeur de nos jours est un métier à haut risque ».
J'intervenais donc pour de l'aide aux devoirs chaque soir dans un collège, et j'avais un élève (un garçon de troisième) très turbulent, très agité, insolent, irrespectueux et violent (verbalement et physiquement) envers ses camarades et nous même intervenants. Il avait fait l'objet de sanctions apparemment, mais de sévère réprimande jamais. La séance n'étant pas obligatoire, je lui demande un jour vu qu'il perturbait toute la classe : « pourquoi est ce que tu viens vu que tu ne veux pas travailler ? » et c'est alors qu'il m'a répondu avec méchanceté : « madam mi vien po uz tout out bann feuy et mi vien po fatig aou! » (je viens pour gaspiller vos feuilles et pour vous fatiguer). J'étais vraiment très choquée par cette attitude et cet irrespect ; l'air de rien je suis restée impassible et je lui ai donné du travail, et je me suis occupée des autres élèves...Une autre fois, le voyant pincer violemment une petite qui était très maigre, je lui somme d'arrêter sur le champ et de se mettre à la place de l'autre si jamais quelqu'un venait à le violenter! Sa réaction a été vive, en moins de deux il me bloque le bras et me pince avec toute ces forces, et part en courant. Mon bras a enflé, j'ai du faire un rapport sur cet élève pour l'exclure définitivement de ma séance, avant cela je l'avais renvoyé plusieurs fois, mais les CPE et le Principal à tenu à ce qu'il soit à chaque fois réintégré. C'est vrai qu'il ne faut pas exclure pour un rien, mais cet enfant là, était un vrai mur! Personne au collège ne semblait prendre des mesures pour essayer de canaliser ce marmaille! Je trouve ça triste, désœuvrant, alarmant que l'on ne s'occupe pas plus des cas comme cela! En plus, la maman à été convoqué au collège, et a fait un scandale, car selon elle, c'est moi qui traumatisais son fils et qu'il n'était pas normal d'avoir un personnel pareil!
Il faut arrêter le délire! Il faut remettre les choses à leur place, l'éducation des parents forment en partie le comportement de l'enfant, et l'école à pour rôle la socialisation de l'enfant, ce n'est pas à nous de lui apprendre à vivre! Il est important certes, de protéger l'enfant contre le personnel qui pourrait aller trop loin (attouchement, violence morale et/ou physique...) mais il est important aussi, d'accorder du crédit à ceux qui enseignent, à ceux qui encadrent les enfants! Quand j'entends que des enfants mentent, qu'ils accusent leurs professeurs d'attouchement ou autres, que des enseignants se suicident, qu'il y en a qui gagnent des galets... je suis choquée par cette partie de la jeunesse! Et je fais hélas un triste constat de l'humanité qui est tiraillée entre violence liée sans doute au manque et au mal de la communication.




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