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Le désordre des prix abusifs des billets d’avion : l’Etat responsable doit intervenir

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A combien s’élèvent  les crédits publics émanant directement ou indirectement des impôts  de toute nature engagés auprès des compagnies aériennes chaque année entre la Réunion et la métropole  et entre la métropole et la Réunion ? Pourquoi ce montant est-il très important ?

Tout simplement parce qu’il détermine précisément le « poids de l’argent public » injecté auprès des compagnies, surtout Air France et Air Austral, autorisant ainsi son dispensateur, le Trésor Public, donc l’Etat, en toute logique, au nom de l’intérêt général qu’il représente, à la ferme négociation du tarif unique en classe éco payé toute l’année, ne serait-ce que par souci de la bonne gestion des deniers publics. Ce prix négocié entre « l’acheteur public » représenté par l’Etat et les vendeurs, toutes les compagnies aériennes en concurrence, et non pas en entente de fait, à l’image du prix de la consultation des « généralistes conventionnés » pour qu’ils soient remboursés par la SS et les mutuelles, serait le « prix public » qui servirait aussi au « prix continuité territoriale » ou au « prix développement tourisme » à la différence du « prix libre », puisque ne mobilisant aucun argent public et reposant pour sa fixation du seul fait des compagnies et de leur concurrence effective quant au montant et quant à la qualité de la prestation.

Fixant le montant de la manne publique dont elles entendent disposer dans l’année et donc l’effectif en sièges qu’elles peuvent prendre en compte par leur yield management, les compagnies pourront mieux optimiser la gestion de leurs flottes et de leurs rotations sur leurs lignes, pour le « trafic public » et le « trafic continuité territoriale » et bien sûr pour le « trafic libre» ethnique ( Réunionnais dans les deux sens) et le « trafic libre » touristique.

Puisque l’Etat, avec les Obligations de Service Public, mesures autoritaires ne résultant pas de la négociation mais de l’autoritarisme, entend agir en maître du jeu, pourquoi, usant de son autorité résultant de la légitimité de sa représentativité de l’intérêt général face aux intérêts privés des compagnies, ne commet-il pas ses experts pour négocier fermement, livres de comptes à l’appui, le « prix public » raisonnable, unique toute l’année, révisable selon les circonstances ( prix du pétrole) qu’il est en droit d’exiger de par le montant important de son financement. L’instauration d’un dispositif de continuité territoriale accessible à tous, sans restriction ou discrimination, s’établirait sur la base du « prix public » devenu « prix continuité territoriale » auquel chaque Réunionnais pourrait prétendre une fois par an, élargissant ainsi l’effectif des clients potentiels contribuant au remplissage des avions.

Cette très forte augmentation des sièges utilisés par les Réunionnais au « prix public » dans le sens métropole-Réunion, au prix « continuité territoriale » dans le sens Réunion-métropole, confortera le coefficient de remplissage de toutes les compagnies et leur permettra, grâce au yield management d’optimiser leur « prix libre » aussi bien pour le trafic ethnique privé des Réunionnais, que des touristes ou des voyageurs d’affaire. Les besoins en siège étant connus puisque recensés permettront aussi aux compagnies de mieux gérer et de mieux optimiser leurs flottes donc leurs charges et donc leurs « prix publics » et leurs « prix libres » établissant et renforçant par là même une concertation efficace et bénéfique entre les deux parties, compagnies et usagers, concertation qui pourrait se mettre en place par l’intermédiaire d’un Office des Déplacements Aériens réunissant des représentants désignés ou élus de toutes les parties concernées, Etat, Collectivités, Usagers, Compagnies, sous le Contrôle de l’Etat, de la Cour Régionale des Comptes et du Comité de Suivi des Fonds Européens, pour les déplacements des personnes mais aussi du fret.

Par cette méthode, l’Etat, représentante incontestée et incontestable de l’intérêt général de tous jouera alors pleinement son rôle, sans dirigisme ni autoritarisme inappropriés mais par le jeu de la démocratie interactive transparente et conforme à l’intérêt bien compris de toutes les parties intervenant aux déplacements des biens et des personnes. La citoyenneté de tous jouera pleinement sans que cela relève de l’utopie mais du simple bon sens.

Auteur : Collair
Catégorie : Economie
Publié le 11 décembre 2008 à 06:39:39
Article lu 778 fois

Note: 3.3/10 (4 votes)


COMMENTAIRES L'auteur Rédacteur Invité

le yiel management
comment air austral met elle en application le yield management

Par abderemane   Le 26-01-2009 à 11:04 Signaler un abus

Manipulateurs ?
"Manipulateurs" comme tu es anonyme, il m'est impossible de savoir ton âge donc de savoir si tu as connu à la Réunion le temps d'Echanges Sans Frontières et la venue du Point Mulhouse puis de sa compagnie Point Air. A l'époque, avec les billets d'Air France variant entre 8 000 FF et 12 000 FF en "bétaillère", prendre l'avion restait un luxe que seule la Réunion d'en Haut ( les riches, les gos zozos)et les politiques avec l'argent public pouvaient s'offrir. Avec la venue des vols charters en Boeing 707 de Point Air, les billets sont tombés de 3 600 FF à 3 200 FF et la venue de la concurrence, dont Corsair et Nouvelles Fraontières de Jacques Maillot a stabilisé les prix autour de 3 600 FF. C'était encore cher mais le nombre des Réunionnais qui ont pu voyager s'est vu doubler et cette plus grande mobilité d'un plus grand nombre de Réunionnais a contribué au développement de l'île mais malheureusement un peu trop rapidement vers la "surconsommation effrenée" qui a tant enrichie certaines familles, que j'appelle, sans irrespect mais avec réalisme, "la Réunion d'en Haut". Aujourd'hui, avec la piste longue et les vols directs, avec les capacités accrues en sièges, le prix économique doit tourner approximativement autour de 450 à 550 € ( voir le prix public proposé par Corsair sur Paris Maurice qui est tout à fait édifiant de la part d'une compagnie qui ne donne pas dans le fastueux "bling-bling" mais qui entend permettre de voyager à des prix incitatifs ). Si les compagnies ouvraient leurs livres de comptes, nous y découvririons les causes objectives de leurs billets si "abusivement élevés" sur le dos une population captive désarmée car pas du tout défendue par ses élus qui eux voyagent autant que de besoins et quels que soient les prix puisque les impôts paient pour eux et les miles gratuits pour leurs familles. Le standing de "compagnie classe et chic" qu'offre Air Austral par exemple plaît sûrement à ses dirigeants, ses personnels, ses clients qui ont les moyens de se l'offrir ( et surtout à ces élus ne payant pas leurs billets puisque ce sont ceux qui paient leurs impôts parce qu'ils ne défiscalisent pas tout en n'étant pas assez riches pour voyager qui les leur financent généreusement), mais ce "standing bling bling" coûte évidemment cher, bien trop chers pour beaucoup. Heureusement que les fonctionnaires ont une surrémunération à la Réunion car je ne vois vraiment pas avec quoi ils pourraient payer les "petits loyers" , les "petits prix" des billets d'avion les "petits prix" de toute chose à la Réunion pour permettre aux exceptionnelles "rentes de situation" de "cette économie réunionnaise qu'il ne faut surtout pas ruiner" de prospérer ! Mais si les fonctionnaires peuvent se faire extorquer, bon gré mal gré, leurs surrémunérations par toutes les "rentes de situation" qui en profitent en se gavant, comment font donc tous ceux, le privé, les chômeurs, les emplois sociaux aidés, les 300 000 bénéficiaires de la CMU, ces 52 % de la population de la Réunion "pauvres" ( mais si "riches" par rapport aux miséreux des îles voisines des Mascareignes qui ne rêvent que de venir la partager!) qui n'ont pas eux cette "surrémunération" pour payer ces "rentes? Ils se font donc tout simplement "saigner ou plumer" par tous ces profiteurs de la Réunion d'en Haut ( ce n'est pas la peine que je cite des noms, tout le monde les connaît bien pour les subir à longueur d'année et qui vont sévir chez nos voisins), ceux dont ce pauvre "Manipulateurs" a tant peur qu'ils soient ruinés ! Cher "Manipulateurs", ce n'est pas Franco, président de Coll'Air qui voyage aujourd'hui aux frais de la princesse ! et il n'entend pas le faire ni demain, ni jamais. Par contre que Franco voyage demain à des prix plus normaux comme il l'a permis à Mayotte de juin à septembre 2006 (et non pas à des prix de voleurs et de magouilleurs comme ceux des carburants avec ces pauvres et honnêtes pétroliers à la Réunion) parce que AVEC et COMME TOUS les Réunionnais, grâce au combat de l'association Coll'Air et de toux ceux qui aspirent à un minimum de jutice et d'égalité économique, il bénéficiera comme tout le monde enfin des prix plus normaux comme en France, en Europe, à Maurice même ( moins 20%) que TOUS ensemble, avec l'aide de Patrick Karam, nous aurons arrachés des compagnies, dont Air Austral ! Pour Franco, c'est évident qu'il vaut mieux lire les âneries de "Manipulateurs" que d'être aveugle.

Par FRANCO   Le 13-12-2008 à 03:33 Signaler un abus

Manipulateurs
Tout cela me fait bien rire !! Collair plutot s’occuper de l’égalité des chances des pauvres sdf en métropole et de la misère de certains réunionnais au lieu de faire de la démagogie .Les personnes dans la détresse s’inquiètent plus de pouvoir nourrir leur petite famille que de pouvoir voyager quand les fins de mois sont difficiles.Quant à l’idéaliste Antoine Franco, l'auteur de cet article , je propose qu’il reverse au nom de l’égalité des chances, les 35 % de surrémunération qu’il perçoit pour sa retraite dans une caisse qui irait en faveur des voyageurs démunis !! Il ne suffit pas de venir profiter du cadre de la réunion en tant que fonctionnaire grassement payé et faire semblant ensuite de s’inquiéter du sort des réunionnais pour pouvoir bénéficier encore plus d’avantages a la retraite !!! Je suis persuadé que si d’aventure, le prix des billets baissait pour les "vrais réunionnais dans le besoin " Antoine Franco aurait encore a redire, car Monsieur ne pourra toujours pas bénéficier de cette aide pour voyager et retourner dans son pays natal au frais de la princesse. Alors Monsieur Franco, comme créole y dit , "allé trape deux ti bois et allé jouer dans la tai..."

Par pierre972   Le 13-12-2008 à 00:44 Signaler un abus

Anachronisme
Pardon de dire ça mais je pense que le combat mené par Collair me parait anachronique et décalé. Bien sûr qu'il est injuste que seule une minorité puisse voyager. Mais il est complètement illusoire et même effayant d'imaginer une massification du transport aérien à l'échelle de nos DOM/COM, et encore plus à l'échelle planétaire. Lors de la dernière campagne pour l'élection présidentielle en France, on a bien senti souffler un vent nouveau avec un recentrage vers l'essentiel: l'écologie et le développement durable. Ce sont absolument toutes nos valeurs, habitudes et mode de pensée qu'il faut changer radicalement. Imaginer une démocratisation du voyage en avion me parait complètement à l'opposé de ces préoccupations majeures. Malheureusement, ces bonnes intentions ont vite été oubliées.

Par jluc   Le 11-12-2008 à 22:51 Signaler un abus

l'intérêt général
jluc, je partage très largement vos opinions quant à notre pollution préjudiciable pour l'avenir de notre Terre que nous ne faisons qu'emprunter aux générations futures mais, en même temps, je n'accepte cette société très injuste qui réserve à une élite fortunée ou privilégiée de pourvoir se déplacer selon ses besoins, les autres, les pauvres devant se "ghettoïser" au nom du futur ! Ce sont les lobbys pétroliers et tous ceux qui gravitent autour qui empêchent toute recherche et tout progrès sur des énergies "propres" et qui se substituraient aux énergies fossiles ils s'enrichessent colossalement. N'est-ce pas à nous citoyens d'arracher nos sociétés à ces lobby qui au nom de leurs intérêts à court terme créent la situation actuelle de notre Terre ?

Par collair   Le 11-12-2008 à 20:41 Signaler un abus

Bla bla
C'est quoi ce Bla-bla ? On comprend rien !

Par Maurice P   Le 11-12-2008 à 11:45 Signaler un abus

A propos de l'intérêt général
L'Etat, en effet, agit dans l'intérêt général. C'est pourquoi il devrait faire appliquer le principe du pollueur-payeur, qui, je le rappelle, est un principe général de droit de l’environnement, repris dans la législation française: il est inscrit à l’article L. 110-1 du Code de l’environnement. Je crains malheureusement que les générations futures aient un regard très critique sur la gestion actuelle du problème crucial du réchauffement climatique. Sans parler de l'épuisement progressif des ressources mondiales en énergie fossile, patrimoine de l'humanité.

Par jluc   Le 10-12-2008 à 08:34 Signaler un abus
   

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