D’un côté je licencie 80 employés à Maurice, de l’autre j’ouvre un hôtel 5 étoiles à la Réunion. Le tourisme est mondialement en berne, et pourtant le groupe Apavou fait un pied de nez aux 80 employés licenciés en mars dernier à Maurice en décidant d’investir dans l’hôtellerie à la Réunion, où pourtant le moral est loin d’être au beau fixe. (photo : grand hôtel des mascareignes)
Alors pourquoi Apavou, qui n’a pas cessé depuis 2 ans de se « serrer les coudes » comme l’indique ce matin dans le JIR son Directeur Général du pôle hôtellerie Jean-Luc Helary, va réhabiliter son ancien hôtel le Maharani pour en faire le premier 5 étoiles réunionnais ? Les chiffres sont pourtant là et sont pour le moins médiocres : l’hôtellerie à la Réunion se porte mal, et surtout les hôtels de plus de 2 étoiles, les « petits » hôtels arrivant un peu mieux à s’en sortir.
Pour pouvoir tenter de répondre à cette question, il faut connaître au préalable le fonctionnement peu scrupuleux du groupe dirigé par Armand Apavou.
Déjà à l’époque du Chikungunya en 2006, Apavou n’a pas hésité à licencier déjà 80 personnes au Grand Hôtel des Mascareignes et à l’hôtel des Aigrettes. Ces hôtels ayant bénéficié lors de leur construction d’une défiscalisation importante ainsi qu’en 2004 d’une subvention de 400 000 euros par le Conseil Général ont ensuite été réhabilité en appartement qui ont été revendu en meublé saisonnier. Le coût de la réhabilitation était imputé à l’acheteur, et la gestion était obligatoirement faite par Apavou lui-même. C’est ce qui s’appel gagner à tous les niveaux…
C'est-à-dire, pour résumé, qu’Apavou construit ou réhabilite des hôtels grâce aux subventions du Conseil Général, bénéficie en plus d’une défiscalisation, pour ensuite sans scrupule licencier les employés et revendre le tout à des particuliers en appartements.
Pour le futur 5 étoiles « Royal Cap », à l’heure donc où une crise financière mondiale frappe de plein fouet le secteur du tourisme (sans compter sur la Grippe A et un possible retour du Chikungunya) le groupe Apavou réitère la chose. En effet, nulle part il n’est fait mention dans les différents articles de presse d’une possible subvention ou autre du Conseil Général, mais pour ce genre de projet économique titanesque et lié au tourisme en général c’est ce qui se passe.
Alors attendons déjà l’ouverture de ce « Royal Cap » à St Gilles, de le voir ouvrir ses portes en espérant pour tous ses futurs employés qu’il ne deviendra pas à l’instar du Grand hôtel des Mascareignes et de l’hôtel des Aigrettes juste un moyen pour le groupe Apavou de faire un pur investissement financier au lieu d’un outil de développement économique et touristique pour notre île.




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