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Le Tiers-temps pédagogique dans les années 1950

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C'était dans les années 50/60. Fallait réfléchir sur le meilleur équilibre scolaire pour le bien des enfants. Le tiers-temps pédagogique fut l'objet d'une véritable expérimentation avec des résultats de qualité pour l'ensemble des élèves. Mais voilà, cela coûtait trop cher: l'expérience fut jetée rapidement aux oubliettes de l'histoire .... comme des tas d'autres, du genre nombre d'élèves par classe, travail de groupe, mixité sociale, ... Voilà qu'aujourd'hui, la pénurie d'enseignants frappe à la porte. Pas trop de solutions, si ce n'est réduire les programmes, prolonger les heures de présence des enseignants, recruter du personnel non formé donc non qualifié, à bas prix .... Pendant ce temps, l'élite aura toujours ses collèges et lycées privés, haut de gamme. L'aristocratie ne serait-elle pas en pleine renaissance ?

Commune de Vanves, années 1950-1960 : Inspiré par le docteur Max Fourestier – dont l’un des groupes scolaires de Vanves porte le nom – créateur des classes de neige, ancêtre de toutes les classes de découverte, le « tiers-temps pédagogique » a été appliqué dès la rentrée de 1950, pendant dix ans à l’école Gambetta, du CM1 à des classes de fin d’études, puis de la 6éme à la 3éme. Cette expérience prévoyait une matinée (8H30-11H30) consacrée au travail des disciplines essentielles. L’après-midi se partageait entre des activités sportives et culturelles (2H) après une sieste obligatoire d’une heure pour les écoliers en CP et des cours ou des études dirigées d’une heure à une heure et demie après un goûter et une récréation de 20 mm. Les résultats attestés alors par des documents officiels furent étonnants : 90% de reçus au BEPC (contre 33% pour les autres) : « nous avons permis à ces jeunes entre leur 12éme et leur 17éme année, de bénéficier d’un véritable épanouissement physique, d’acquérir un esprit d’équipe, de développer des aptitudes de ténacité, de solidarité, de sans froid, d’énergie, et d’être bien armés contre les épreuves de la vie » constatait Max Fourestier à cette époque. « Je n’ai rien inventé, mais simplement copié le modèle anglais » ajoutait-il en montrant les nombreux articles et rapports suscité par cette « expérience de Vanves ». Un journaliste avait même titré « l’exercice physique, un remède contre la délinquance». Au moment du CAPEPS, tous les étudiants en éducation physique et sportive des années 60/70 avaient intérêt à connaître le contenu et les résultats de cette expérience qui permettaient aux élèves de réussir sur le plan scolaire tout en « s’éclatant » sur le plan sportif. Or, toutes ces preuves, objet de multiples rapports concernant la nécessité de mieux équilibrer le rythme scolaire des élèves sont restées au fond des tiroirs ministériels … et plus de cinquante ans après, Luc Châtel nous ressert la soupe en essayant de nous faire croire qu’il serait possible de faire davantage de pratique sportive avec moins d’enseignants. A moins qu’il ait prévu de « refiler » le ballon aux municipalités. Il est vrai que traînent toujours dans les couloirs des mairies quelques anciens « footeux » qui, sans formation professionnelle, pourraient faire de la garderie ludique et, pourquoi pas, prendre en charge les cours d’EPS, les mathématiques, la géographie, l’anglais ou le français. Que ne feraient-ils pas pour justifier le démantèlement progressif du service public nommé jusqu’à présent « Education Nationale ».

Auteur : fique
Catégorie : Politique
Publié le 08 juin 2010 à 07:27:19
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