Moins d'adultes au sein des établissements scolaires, moins de professeurs, moins d'assistants pédagogique et de surveillants: le comportement des marmailles est de plus en plus difficile à gérer, à contrôler. Comme pour les brigades d'intervention rapide lorsqu'il y a de graves conflits sociaux, le ministre de l'éducation nationale vient d'inventer les EMA (équipes mobiles rattachées au rectorat de chaque académie). Fort d'un résultat de 28% aux élections européennes qui n'ont concerné que 40% des électeurs Français, le gouvernement continue à imposer ses réformes auxquelles n'adhèrent en réalité que 11,2% de citoyens: simple règle de trois. Encore faudrait-il la poser ...
Au cours d’une célèbre émission de télévision, il était demandé au ministre de l’éducation nationale de poser une règle de trois du genre : en utilisant ma voiture, avec 6 litres d’essence, je peux faire 92 Km. Combien puis-je faire de kilomètres avec 23 litres ? Monsieur Darcos n’a jamais su poser la règle …
Aujourd’hui, la mode est à la sécurisation des établissements scolaires. Après avoir supprimé plus de 30.000 enseignants et tous les emplois jeunes faisant particulièrement office de surveillants, il a été décidé de créer un nouveau corps sur le modèle des GIGN : une équipe mobile à intervention rapide au sein de chaque Académie. Ainsi et par exemple, pour réduire les tensions qui naîtront probablement un de ces jours au niveau d’un des établissements scolaires de St Joseph, les 20 à 50 personnes du « EMA » rattachée au rectorat de la rue Georges Brassens à St Denis prendront la route pour intervenir immédiatement dans ledit établissement. Auparavant, ils auront probablement fait une pause-café à St Leu afin d’arriver à temps, au moment de la sortie des classes de 11H30 ou de 17h. Tout dépendra de l’heure à laquelle aura démarré le problème « tensionnel », car l’objectif principal sera de réduire les tensions en prêtant main-forte à l’équipe éducative déjà en place.
Ouf ! Cette dernière ayant perdu la plupart de ces anciens surveillants, les « Zorros » académiques investiront alors les lieux et resteront, si nécessaire, plusieurs jours pour régler le conflit … en espérant bien que le lycée de Bras Panon et/ou le collège de Salazie resteront bien sages. Dans le cas contraire, il sera fait appel à l’EMA de Mayotte, lequel, dans les 24h qui suivront, pourra se mettre au service de notre Recteur. Pour compléter ce dispositif et éviter ainsi des dérapages éventuels, l’autorisation a été donnée de permettre la fouille des cartables des 850 élèves de l’établissement : crayons pointus, ciseaux, crampons de foot, aiguilles à tricoter et piercings seront retirés des sacs.Les élèves de CAP mécanique ne devront plus se trimbaler avec leur caisse à outils. On ne sait jamais !!!
Enfin, dans le cas où il viendrait à l’idée de quelques parents de soutenir leurs ouailles pour des questions d’hygiène de l’établissement ou de manque de personnels, des mesures judiciaires seront prises contre ces bandes parentales plus ou moins bien organisées : le panier à salades de l’équipe « gendarmesque » du coin ne sera pas loin …
Aux élections européennes, l’UMP a fait 28% de 40% de participants sur toute la France : faudrait que le ministre de l’éducation nationale apprenne un jour à calculer combien cela représente d’électeurs soutenant réellement l’action gouvernementale. Le jour où il aura le résultat de la règle de trois, surprise-surprise !!!




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