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Les politiques nous montrent-ils le bon exemple ?

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A force de déraper et d'excuser, les propos, les gestes et les comportements deviennent banals. Pourtant, ceux qui sont sous les feux des médias et censés gérer la "rex-publica" doivent, au même titre que les professeurs, les prêtres, les policiers ou gendarmes, montrer l'exemple. C'est ainsi qu'au moindre dérapage verbal ou gestuel, certaines personnes le payent souvent au prix fort. Et les politiques ?

 

Il est des professions qui doivent servir de modèles ou d’exemples pour la jeunesse. S’il n’en était pas ainsi depuis la nuit des temps, à quoi bon exiger d’un enseignant une formation à Bac + 5 centrée sur la psychopédagogie, d’un curé ou d’un gendarme une prestation de serment.
Au niveau des politiques, élus ou nommés, certains pays n’hésitent pas à appliquer ce dernier principe : B. Obama a prêté serment devant des millions de téléspectateurs le jour de son investiture. Cela n’empêche pas pour autant la mise en évidence devant la justice de dérapages au sein des gouvernances des plus grandes nations du monde : détournements de fonds publics, prises illégales d’intérêts, harcèlement ou encore abus sexuels.
Lorsqu’un professeur prend ses fonctions, il sait que les yeux du monde de l’éducation seront sans cesse braqués sur lui : les yeux des élèves, de l’administration, des parents. La moindre incartade, le moindre faux-pas seront repris de volée et la hiérarchie mettra en œuvre toutes les démarches nécessaires pour sanctionner l’enseignant. Selon la gravité de l’acte, cela ira d’une simple réprimande de la part du proviseur, à 100 euros d’amende par la justice pour avoir riposté à l’agression d’un élève, à une mutation obligatoire ou une exclusion de la fonction publique.

C’est ainsi que la célèbre phrase d’Hortefeux, les mots de Berlusconi ou la sexualité débridée et étalée de F. Mitterrand auraient été l’occasion d’une punition exemplaire au sein de l’Education Nationale. Les politiques ont la chance de n’appartenir à aucune « maison », les appréciations, jugements et évaluation en cours de mandat ne pouvant venir que de l’instance supérieure. A partir de là, en France, lorsqu’il y a dérapage, rien n’oblige un politique, d’une part à se  considérer comme un modèle vis-à-vis de la jeunesse et de ses concitoyens, d’autre part à prendre en considération le point de vue des journalistes et l’opinion en général de la population.
Les roitelets assument et restent convaincus de leur bon droit, donnant ainsi une image parfois très floue de ce que pourrait être la lutte contre le racisme, le vol, le viol, la pédophilie, le harcèlement, la pauvreté, l’exploitation de l’homme par l’homme. Compte tenu de cela et en attendant, les « garçons » et les “Auvergnats” ont encore du souci à se faire … 

 

Auteur : fique
Catégorie : Société
Publié le 10 octobre 2009 à 08:06:40
Article lu 627 fois

Note: 7.0/10 (10 votes)


COMMENTAIRES L'auteur Rédacteur Invité

miterrand
commentaire au plus près de la vérité.... il n\'y a rien à y rajouter... tout est dit, le commun des mortels serait déjà en garde à vue et pire, en détention

Par joelle   Le 10-10-2009 à 12:23 Signaler un abus
   

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