L'annonce a été faite: les morts de faim vont être plus nombreux que jamais dans les années qui viennent. Qui va se sentir coupable: Sarkozy et ses 20.000 euros mensuel, les ministres et sénateurs avec leurs 10.000 euros, les grands patrons, les financiers et leurs millions, voire milliards de bénéfices, .... ou bien la caissière du super U et ses 1500 euros, le professeur et ses 2000 euros, sans parler des retraité, des chômeurs, du RSA et bla bla bla ... 2009, le gâteau est toujours là: certains en mangent à s'en péter le ventre, d'autres modérément. Reste les miettes ... et puis plus rien. Et rien, c'est mourir.
Toutes les 30 secondes, 5 enfants meurent de faim dans le monde : ainsi, juste le temps de faire un petit tour en avion à Maurice en avion et hop ! 500 enfants sont déjà morts.
Au XXI° siècle, des centaines de milliers de personnes ont du mal à imaginer ce que signifie: manger à sa faim. Ce n’est pas seulement une question de climat comme cela est annoncé par certaines instances politico-internationales ; ni une question de production privilégiant un seul type de culture comme l’imposent certains gouvernements appâtés par les gains en devises étrangères ; encore moins une question de fainéantise laissant supposer que les « pas-blancs » manqueraient de courage pour travailler la terre. L’analyse de la situation actuelle, présentée dans les années 1970 par un nommé René Dumont, célèbre ingénieur agronome Français, est la conséquence du fossé grandissant entre les pays du Sud et les pays du Nord. Prédisant les maux dont souffriraient les pays sous-développés face à un capitalisme valorisant l’exploitation et la spéculation, il a été le premier à parler d’un nécessaire « développement durable ».
Cette terminologie est reprise aujourd’hui pour faire passer la pilule d’une soi-disant écologie politique récupérée par les grands penseurs de notre temps que sont Sarkozy, Obama, Hu Jintao, Lula, Medvedev, Merkel, Vergès, … avec l’appui de quelques médiatico-théoriciens comme Hulot, Allègre, Al Gore, Cohn Bendit, … Quarante années sont passées sans que rien ne soit fait pour compenser le déséquilibre. Et pourtant, l’organisation des nations unies pour l ‘alimentation et l’agriculture ou plus simplement la F.A.O existe depuis 1945. Sa devise « Fiat panis » (l’équivalent de « du pain pour tous ») s’est construite sur une série de contradictions faisant, par exemple, la promotion d’une agriculture productiviste après la guerre de 45 à la promotion des OGM en 2004.
Sous la direction d’une même personne depuis 1993, la FAO encaisse des sommes considérables dont la majeure partie sert à financer le fonctionnement de l’organisation et d’année en année, elle nous annonce tantôt la fin de la faim dans le monde, tantôt la future catastrophe humanitaire de demain.
Pendant ce temps, les pays riches mettent tout en œuvre pour sauver le système financier à l’origine de la crise actuelle sur le dos de milliers de licenciés, de chômeurs, de sans emplois et, pire encore, sur la vie de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants qui n’ont pas eu la chance de naître dans un pays dit industrialisé. Ce soir, j’irai chercher ma fille à l’école. Il me faudra 10 minutes en partant à pied de la maison : juste le temps pour une centaine d’enfants d’ailleurs de passer de vie à trépas par manque de nourriture. Marre de la faim !!




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