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McDonald’s : venez comme vous êtes… mais avec de l’argent !

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Une campagne pub de McDonald’s actuellement à la télévision finit par ce slogan : « venez comme vous êtes », invitant par là tout type de consommateur à venir comme tous le monde se baffrer d’un hamburger au pays de Ronald. Dans cette publicité on voit défiler des hommes, des femmes, blancs ou noirs, des jeunes, des moins jeunes, bref, McDonald’s vante une mixité sociale bien loin de la réalité si l’on regarde ce qui se passe en Islande.

L’Islande est une île située entre le Groenland et l’Ecosse où vivent 320 000 habitants. Si l’on reprend les données de Wikipedia, « Avant la crise économique de 2008, l'Islande était au deuxième rang des pays les plus développés au monde. Son économie est basée sur un système d'économie mixte où les services, la finance, la pêche et les industries sont les principaux secteurs ».

La crise financière mondiale qui sévit depuis 2008 a eu de catastrophiques répercussions en Islande, sans doute même bien pires que n’importe quel autre Etat. Le pays connaît une inflation de plus de 15%, et prévoit pour 2009 un déficit budgétaire de plus de 13%. La cause ? Le secteur bancaire ruiné, l’Etat islandais obligé de nationaliser les plus grandes banques et de réclamer des emprunts et aides au FMI ainsi qu’aux autres pays.

Voilà un peu pour dresser rapidement le tableau noir, bien noir, de l’Islande actuellement. Donc, pour revenir à notre enseigne américaine de fast food préférée (comme je le dit toujours, quitte à manger de la m… autant manger celle de McDo, elle est quand même meilleure), la direction de McDonald a annoncé tout simplement comme mesure face à la crise en Islande qu’elle… quittait le pays !

"La complexité opérationnelle unique de la pratique des affaires en Islande, ajoutée au climat économique très difficile régnant dans ce pays, font qu'il est financièrement prohibitif de poursuivre nos activités", explique McDonald's Europe dans un communiqué.

En tout c’étaient trois restaurant, et ils fermeront leurs portes le 31 octobre à minuit. Alors bien entendu on imagine que les trois McDonald’s islandais devaient être vide depuis plusieurs mois pour que la direction prenne une telle décision. Et bien non. Jon Gardar Ogmundsson (propriétaire de la franchise en Islande) reconnaît que « les restaurants n'ont jamais été aussi remplis ». Seulement se sont les coûts de fabrication qui augmentent sans cesse semaines après semaines…

L’Islande va donc devenir l’un des rares pays de l’Europe de l’ouest à ne pas disposer de l’enseigne américaine, ce qui n’est pas forcément un drame en soit. Le seul drame à mes yeux est pour les islandais qui doivent se sentir aujourd’hui un peu plus encore à l’écart du reste de l’Europe, et surtout extrêmement soucieux de leur avenir économique. Franchement, même si MacDo se met à quitter les pays en crise, c’est réellement que cette crise, quoi que les économistes et autres analystes financiers ou politiques veuillent nous faire croire, n’est pas prête d’être terminée !

 

Auteur : Dodoelle
Catégorie : Economie
Publié le 27 octobre 2009 à 08:18:51
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Note: 6.3/10 (4 votes)


COMMENTAIRES L'auteur Rédacteur Invité

Pousser un peu plus loin
Rien à redire du constat et de l’analyse, je me permets de pousser un peu plus loin la réflexion. Je suis et je me sens citoyen du monde. Néanmoins l’actuelle mondialisation économique travaille contre : moi ; nous ; les peuples ; le monde, pour le seul profit d’une minorité de nantis, protégés par des lois iniques. La concurrence déloyale que se livre entre eux les états par le biais des trusts, en est la principale cause. Un seul exemple, sur quoi se base-t-on pour établir qu’un œuf provenant de pays asiatique vaut en moyenne dix fois moins que celui produit en Europe ? pourtant à la consommation rien ne les différencie. Quant –on commence à comprendre à qui profite l’essentiel des transactions ainsi planifié, on se rend, nous consommateur et citoyen lambda, qu’on se retrouve dans le pire rôle, celui du serpent qui se mord la queue. Pour sauvegarder un peu de pouvoir d’achat on consomme de plus en plus « étranger ». Par ce choix pas aussi délibéré, on s’expose aussi à plus de délocalisation des entreprises, car la production locale ne peut plus être concurrentielle. Cela même en dépit de l’aggravation perpétuée par la ponction des sur salaires des principaux dirigeants. ( Ici une digression :replacé dans le contexte respectif de chacun et hors valeur des monnaies, le pouvoir d’achat d’un travailleur dans le monde est quasiment équivalent, avec un désavantage certains pour nous, qui est toutefois camouflé par l’import…) Sans une uniformisation mondiale : du sociale, de la valeur des produits équivalents…sans cette volonté collective à vouloir d’un rééquilibrage sans esprit d’exploitation éhontée d’un coté et d’appauvrissement de l’autre, sans remettre l’homme au travaille tout en limitant la capacité d’automatisation voulue et insensée des machines, les « loups sortiront immanquablement des bois ». L’Homme a besoin de se sentir utile, le « RMI généralisé » ne pourra pas être la solution …Puis c’est impensable que le leurre et le virtuel puissent perdurer.

Par mécoué   Le 29-10-2009 à 12:16 Signaler un abus
   

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