Au boulot, au cours d'une invitation ou d'une cérémonie, il est fréquent de faire appel au bouche-trou de service, celui qui n'est pas compétent, pas souhaité .... mais qui fera l'affaire, juste pour la galerie!!
La solution est enfin trouvée. Depuis le temps que ce problème existe : y en a marre des absences ! En effet, dès que le temps se gâte ou que le boulot devient trop dur, pour cause de surmenage ou de harcèlement, voilà que les certificats médicaux affluent sur la table du supérieur hiérarchique. La Poste, la Police, l’Education Nationale, la Santé, l’Armée, la Justice, France Télécom, EDF, la RATP, …. disons, tous les services où sont venus se planquer des travailleurs non-licenciables, classiquement nommés : fonctionnaires.
Le mot est lâché – fonctionnaire – équivalent de « personne souvent absente ». A partir de là, suivant les services, les choses se voient ou ne se voient pas. Qu’un policier soit absent, sûr que les gens du quartier n’en ont rien à cirer … A présent, lorsqu’il s’agit d’un professeur ou d’une infirmière en milieu hospitalier, les parents d’élèves et/ou la famille des patients/malades montent de plus en plus au créneau car il y va de l’avenir, soit des enfants, soit des proches.
Or, depuis la nouvelle gouvernance sarkozienne, jamais les services publics n’ont jamais été aussi attaqués, démantelés, soumis à la loi du marché. Un fonctionnaire sur deux n’est plus remplacé au moment des départs à la retraite et, par conséquent, les problèmes commencent à émerger, doucement mais sûrement : il va y avoir une gros-gros manquement ! Compte tenu de cela, et à l’approche des élections régionales, le cerveau de certains politico-penseurs se met en branle et face à la question : qui ne fait rien ou ne semble pas avoir d’obligation dans notre société ? La réponse est toute trouvée : les étudiants et les retraités (sachant qu’avec les SDF, on ne sait pas trop à qui l’on a à faire !).Tout de suite pensé, tout de suite décidé : à la rentrée prochaine, les étudiants et les jeunes retraités remplaceront au pied levé les professeurs absents. Pas besoin d’une formation ou d’un recyclage, ils « garderilleront ».
Viendra ensuite le tour de la police : dans ce cas-là, sera privilégié le recrutement momentané d’étudiants sportifs, capables de courir vite ou de taper fort. D’ailleurs, les mêmes pourront être remplaçants dans le secteur de l’armée. Pour la santé, les étudiants titulaires d’un diplôme de secouriste seront, en priorité, choisis pour seconder dans le bloc opératoire le chirurgien ou l’anesthésiste. Enfin, lors d’un procès pour détournement de fonds publics, l’étudiant retenu sera bien content de découvrir les combines à éviter lorsqu’il sera, un jour, titulaire d’un poste d’agent bancaire.
Quant aux retraités, faudra auparavant leur faire passer des tests d’endurance et de vitesse explosive : il est hors de question qu’il y en ait un qui passe à la casserole au moment de sa seconde vie active ; on ne sait jamais, car même jeunes, certains gramounes meurent vite … ou plus tôt que prévu !!!




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