Tout le monde est au courant de la sortie du sac pardon représentant une photo de 1993 de la première Dame de France, photo où elle pause nue, et où elle s’exprime en ces termes : « Mon mec aurait pu m’acheter du Pardon ». C’est drôle, c’est décalé, mais c’est totalement interdit. Alors, sont-ils naïfs chez Pardon ou alors cherchent-ils toujours et encore les mêmes coups de projecteur médiatiques ?
Souvenez-vous les strings ornés de la vierge marie qui avaient défrayé la chronique, ou plus récemment le t-shirt spécial De Fontenay avec son fameux chapeau déposé sur une tombe avec la mention « chacun sa croix ». C’est un humour noir, déplacé, dérangeant, déjanté dont Pardon a le secret. Ses créatifs sont très doués, ses stylistes également. Mais on peut tout de même leur reprocher d’aimer un peu trop le scandale, ce qui peut toujours vous retomber dessus.
Prenons par exemple l’affaire Valérie Bègue, et les photos à scandale parues dans la presse. C’est un coup de projecteur en effet, mais positif ou négatif ? Combien de millions de personnes ont vu ces photos de Valérie Bègue arborant des tenus sexy, ok, mais surtout des tenus de la marque Pardon. L’opération a certes été gâchée par la découverte du photographe receleur qui n’était autre que le webmaster de Pardon, mais tout de même, je suis prêt à parier que l’affaire à dû être on ne peut plus rentable pour Peter Mertes, patron de la marque. D’ailleurs, toujours pour surfer sur la vague du Buzz et celle de l’opinion publique, Pardon avait ensuite fait circuler une pétition pour soutenir la Miss France réunionnaise. C’était franchement pathétique.
Aujourd’hui Pardon revient sur le devant de la scène avec ce sac à l’effigie érotique de Carla Bruni. Sachant à quel point notre Président est procédurier (rappelez-vous les poupées vaudou), on ne peut que se dire que Peter Mertes voulait se prendre ce procès. En effet, combien de fois l’image du sac, et donc de la marque, a été diffusée à la télévision et dans les magazines. Regardez, même moi j’en parle !
En revanche, le problème est tout de même la somme que réclame l’avocat de Carla Bruni pour des dommages et intérêts : 125 000 euros. Pardon aura-t-il les reins assez solides s’il perd son procès ? Est-ce que le jeu en vaut vraiment la chandelle ?




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Rédacteur du blog www.974blog.com, mes articles seront également publiés sur Exprimanoo.
