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Saint Paul : l'EPFR, un outil d’aménagement

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L’aménagement de la commune de Saint-Paul, étant donné le retard en équipements de tous ordres (et particulièrement dans le logement social) et une urbanisation croissante sur le littoral et les mi-pentes, nécessite une politique de maîtrise foncière ambitieuse. Et ce d’autant qu’un bon potentiel existe !

Un outil est à sa disposition, l’EPFR (Etablissement Public Foncier Réunion). Il est dirigé par un Conseil d’Administration où siègent des représentants du Conseil Régional, du Conseil Général, des communautés d’agglomérations (Tco, Cirest, Civis) et des communes du Tampon, Saint-Joseph, Saint-Philippe et Entre-Deux).       

L’EPFR s’est donné pour la période 2003-2008 un Programme Pluriannuel d’Intervention Foncière (PPIF) qui justement mettait l’accent sur « la maîtrise des bourgs et des villes, le rééquilibrage des hauts et des mi-pentes, la maîtrise du portage foncier ». La tâche est tellement immense à la Réunion en général que tout laisse à penser que ces objectifs, plus que dans l’actualité, seront maintenus dans le PPIF qui doit suivre.

Donc un outil à la disposition de Saint-Paul et du Tco. C’est pour aller dans ce sens que le conseil municipal du 26 février 09, affaire N°18, a adopté le point suivant : Délégation de l’exercice du droit de préemption de la Maire à l’EPFR, afin de réaliser des logements collectifs, de créer des équipements publics et des logements évolutifs sociaux. Cette délégation se rapporte à six périmètres du territoire : Bellemène ; Saint-Gilles les Hauts-Bernica ; Saline-Barrage ; Saline-Trou d’eau ; Saint-Gilles les Bains ; La Plaine- Bois de Nèfles.

Un inventaire des terrains vacants a donc été mené dans l’Ouest, l’Est et une partie du Sud, et des acquisitions ont déjà été faites, mais le plus gros reste à faire. Tout est dans « la définition, la localisation et les conditions » de cette maîtrise foncière, et dans ce que l’on appelle « les terrains stratégiques » pour l’activité économique et touristique future », tout en misant sur l’élargissement du champ d’application quand on pense aux spéculateurs qui guettent le marché des futurs terrains à urbaniser et qui attendent une plus-value considérable à la suite du zonage du PLU. De toute façon, rien ne peut se faire contre l’avis de la commune ; et encore faut-il que l’EPFR ait de véritables moyens financiers !

La commune doit donc présenter les moyens à sa disposition (préemption, mais aussi expropriation) pour arriver dans des conditions de négociation où l’on montre aux propriétaires que c’est la logique d’une organisation du territoire au service des intérêts de la collectivité qui doit l’emporter. Il va sans dire qu’il appartient aux élus, aux associations, et à tous qui œuvrent pour le bien-être de la population de formuler des propositions à la commission foncière de l’EPFR pour démarrer des processus d’acquisition.

Justement, la préparation du PLU est le moment de « défricher » dans cette direction.

Le Secrétaire de "somin féklér" : Aimé LEBON www.somin-fekler.com

Auteur : fazen
Catégorie : Environnement
Publié le 20 avril 2009 à 07:31:32
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