La guadeloupe en est à 23 jours de grève aujourd?hui, et les syndicats à la Réunion souhaitent également montrer leur mécontentement face à la « vie chère » de la même manière que les antillais. Souhaitons-nous réellement bloquer toute une économie déjà bien faible pendant un laps de temps indéterminé ?
La Martinique, la Guadeloupe et peut-être bientôt la Réunion : même combat ! Les territoires d?Outre-mer subissent de plein fouet une augmentation des prix en totale incohérence avec la réalité du marché, notamment sur l?agro-alimentaire et les produits pétroliers. Au mois de novembre dernier, les transporteurs s?étaient déjà mobilisés en bloquant les axes routiers pendant plus de 5 jours. D?ailleurs, on peut même dire que ce mouvement contestataire domien vient de cette première initiative réunionnaise, et aujourd?hui, après s?être amplifiée exponentiellement en Guadeloupe puis en Martinique, elle tente à revenir à la maison à la manière d?un Boomerang
Cependant, avec le recul nous avons vu ce que cette « petite » grève du mois de novembre avait déjà fait subir comme dommage à l?économie local, et plus largement à la qualité de vie des réunionnais qui se trouvaient coincés dans des bouchons interminables. Vous me direz, on est habitué?
Mais ce boomerang qui va nous revenir devrait être amplifié et beaucoup plus lourd de conséquence. Si on regarde la Guadeloupe, c?est tout son secteur touristique qui en paie aujourd?hui les frais avec l?annulation des tours-opérators. En plus, l?Association des Tours-Opérators a même demandé aux voyagistes d?autoriser le report des séjours vers la Guadeloupe ! Que vont faire économiquement les Antilles si les touristes décident de bouder cette destination ?
Voulons-nous réellement nous enfermé, nous autres réunionnais, dans une crise similaire à celle des Antilles qui après 23 jours continues à être dans une impasse ? Souhaitons-nous réellement, en plus des conséquences économiques énormes perdre nos touristes qui ont déjà eu bien du mal à revenir après le chikungunya et qui ont également du mal à se procurer en ces temps de crise des billets d?avion à plus de 1 000 euros en haute saison ?
Le problème est qu?une unique menace de grève serait autant entendue à l?Elysée que le pet d?une vache dans un cyclone. Le réel problème est qu?il faut toujours en arriver aux extrêmes, aux situations tendues et dangereuses pour être entendue en France.




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Rédacteur du blog www.974blog.com, mes articles seront également publiés sur Exprimanoo. 